Pour Paréidolie 2026, la Galerie Maxime Allain propose un dialogue entre trois artistes qui explorent le dessin comme un espace d’entre-deux : un lieu de passage, de révélation et de projection.
Le grand pastel de Louise Dumas, Méga Express II (2026), sera mis en regard d’un ensemble de formats plus intimes et colorés. Ses œuvres, traversées par la lumière et la couleur, offrent un espace calme et sensible, comme une respiration.
Chez Emma Seneze, pigments, aquarelle, gouache, gomme arabique et matières iridescentes donnent naissance à des formes organiques, à la frontière du végétal, de l’animal et du minéral. Les formes semblent surgir de la profondeur et invitent naturellement à cette expérience de la paréidolie : voir apparaître quelque chose là où rien n’était encore nommé.
Katerina Christidi développe quant à elle une œuvre plus sombre et dense, notamment dans ses grands fusains sur toile. Des figures affleurent d’une matière noire intense, entre apparition et disparition. Ses dessins téléphoniques, de petits formats réalisés aux crayons de couleur et à l’encre, prolongent cette recherche dans une écriture plus intime et fragmentaire.
Grand pastel, formes colorées et fusain monumental composeront ainsi une traversée du dessin comme lieu de révélation sensible.